Centre hospitalier - Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent - Gentilly

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Historique

Gentilly, fondation vallee

En 1847, Hyppolite VALLEE, instituteur à Bicêtre, fonde un établissement pour enfants déficients mentaux et le lègue à sa mort en 1885 au département de la Seine.

En 1890, la nomination du Docteur BOURNEVILLE, réformateur et innovateur donnera un essor remarquable à l'Institution, dans le domaine médico-pédagogique.

A partir de 1957, avec le Professeur Roger MISES, la Fondation Vallée devient un centre de référence moderne en matière de soins, d'enseignements, de recherches dans le domaine de l'enfant et de l'adolescent.

En 1973, la vocation universitaire de l'établissement est officialisée et la Fondation Vallée est liée par convention avec le C.H.U. de Bicêtre.

En 1974, elle est érigée par décret en Centre Hospitalier Interdépartemental (Paris, Val de Marne, Hauts de Seine, Seine Saint-Denis) et par le secteur sanitaire 94 I 06 de Psychiatrie Infanto-Juvénile lui est rattaché couvrant l'Ouest du Département du Val de Marne :

Gentilly, Arcueil, Cachan, Le Kremlin Bicêtre
Villejuif, Chevilly Larue, Fresnes, l'Hay-Les-Roses, Rungis
soit 208 642 habitants dont 50 108 âgés de 0 à 19 ans.

 

Biographie d'Hypolite VALLEE

Hypolite Vallee

Il est né le 23 mars 1816 à Cherbourg, où son père était gendarme. Il fréquente l'Ecole Primaire jusqu'à l'age de 13ans. Il complétera lui même son instruction. 

Attaché pendant une dizaine d'années aux travaux hydrauliques du port de Cherbourg, il collabore en même temps au journal de Cherbourg.

Estimant qu'il n'y avait pas d'éléments suffisant à son activité dans sa ville natale, il vient à Paris où il s'occupe de librairie en attendant un emploi. Puis il décide d'entrer à l'Hôpital de Bicêtre en qualité de surveillant le 21 Novembre 1841.

C'est en cette qualité qu'il a pu assister aux essais d'éducation des enfants idiots par Edouard Seguin du 9 novembre 1842 au 21 Décembre 1843. Seguin sous le coup d'accusations aussi abominables qu'injustifiées, ayant été obligé de donner sa démission, Monsieur Vallée est nommé le 13 mars 1844. Il a rempli, ces fonctions jusqu'au 1er Janvier 1866.

Vers 1846, il fut chargé de faire l'éducation d'un enfant arriéré appartenant à une famille riche. Pour lui faciliter sa tâche, la famille loua à Gentilly, commune dont Bicêtre est une dépendance, une propriété rue des Noyers, N°9.

Peu après, en 1847, M. Vallée acheta une propriété voisine. C'est là qu'il fonda son institution privée.

A sa mort, survenue le 4 Décembre 1885, il la légua au département de la Seine, à la condition qu'elle fut affectée, non plus aux enfants de la classe riche, mais aux enfants idiots et pauvres.

Cette institution prend alors le nom de "Fondation Vallée".

 

Biographie du Docteur BOURNEVILLE

docteur Bourneville

Il est né à Garancière dans l'Eure le 21 octobre 1840. Venu à Paris, il entre comme bénévole à l'hospice de Bicêtre en 1860 et publie presque immédiatement ses premiers mémoires sur "les anomalies physiques des dégénérés" travaillant en même temps à la rédaction des cours de Claude Bernard. Il fut également un des rédacteurs de la " Revue photographique des hôpitaux" en vue de l'application de la photographie à la médecine.

Il fut reçu Docteur en 1870.

En 1890 il a un rôle très important, c'est lui qui donne cette impulsion à l'enseignement des arriérés, dans son service à la Fondation Vallée.

En 1896 Il met en pratique des différentes méthodes d'éducation pour " l'ouie le toucher, l'odorat, la marche etc."

Il soigne les fillettes qui lui sont confiées, il les éduque, il est soucieux également des conditions matérielles dans lesquelles elles vivent. Pour cela il fait construire un nouveau bâtiment de 100 lits.

Il favorise aussi toutes les visites qui peuvent avoir lieu dans le service; ouverture de celui-ci à A. Binet -dont l'influence et les travaux allaient prendre une importance première- en train d'élaborer son échelle de niveau mental, la première de ce type.

Il souhaite également un personnel intermédiaire entre le médecin et la famille du point de vue liaison et une action sur elle. Etait-ce la première esquisse de l'Assistante sociale ?

Après sa mort en 1909, et jusqu'en 1947 à la nomination du Dr Desclaux, de nombreux médecins se sont succédés mais il n'y a pas eu continuation de l’œuvre éducative de Bourneville.

 

Professeur Misès : Médecin - Chef de Service (1957 - 1990)

professeur Misès, médecin - chef de service

Après le départ de Bourneville en 1908, le sort de la Fondation Vallée sera celui des autres sections d'enfants annexés à un service d'adultes dans les asiles d'aliénés de la France entière. Sans moyens, et plus grave encore sans perspectives, les psychiatres se bornent dans la règle à assurer l'ordre et l'hygiène auprès des enfants jugés inéducables, internés dans des locaux généralement vétustes et encombrés.

Avec l'extinction du cadre des aliénistes des hôpitaux dans les années 1940, les médecins du cadre général des hôpitaux psychiatriques sont introduits à la Fondation Vallée dont ils assurent pratiquement la direction psychiatrique en attendant 1965 où l'autonomie effective est conférée à l'établissement au titre de centre psychiatrique départemental de la préfecture de la Seine.

La rénovation est engagée massivement sous l'impulsion de Desclaux et de Soulairac. Ces derniers complètent l'équipe médicale (créations de postes pour une assistante sociale et une psychologue) et surtout dès 1947 obtiennent par convention avec l'Education Nationale la nomination d'instituteurs, de professeurs d'enseignement ménager, de chant, de gymnastique et d'une conseillère d'orientation scolaire et professionnelle. L'effectif de 250 enfants est ramené à 230.

En 1952, la répartition des pensionnaires est la suivante :

  • scolaires : 62
  • enseignement technique : 40
  • jardin d'enfants : 18
  • non éducables mais propres : 42
  • gâteuses : 168

Autrement dit, plus de la moitié des enfants ou des adolescentes bénéficie d'un encadrement scolaire et 18 fillettes au jardin d'enfants sont confiées à des infirmières dans une perspective éducative.

Quelques sujets parviennent ainsi à une autonomie suffisante pour accéder à un milieu protégé ou même à un cadre de travail normal avec l'aide efficace de l'assistante sociale, Mademoiselle Camus.

Nommé à la Fondation Vallée, en 1957, j'y découvre des moyens pédagogiques importants mais aussi des obstacles sur lesquels ont buté également mes prédécesseurs. En effet, les enfants bénéficient d'un encadrement scolaire de qualité et en dehors même de l'apprentissage proprement pédagogique, l'appui et l'orientation apportés par Desclaux et par Soulairac aux instituteurs, permettent à ces derniers de faire face pour le mieux à la demande exprimée par des enfants marqués par des carences affectives graves et présentant souvent des troubles relationnels sévères. Cependant à la sortie de la classe, les fillettes se retrouvent plongées dans l'univers asilaire le moins tolérable car les demandes du corps médical n'ont pas encore été satisfaites en ce domaine.

L'encadrement infirmier est insuffisant, numériquement mais aussi qualitativement. Sur 60 postes d'infirmiers (surveillantes comprises) 8 seulement sont diplômés. Le reste du personnel ne possédant pas de qualification est souvent orienté vers la Fondation Vallée parce que jugé de compétence insuffisante dans les services de médecine générale de Bicêtre. Désignés d'office, ces agents arrivent terrorisés à la Fondation Vallée et il n'est pas rare qu'ils démissionnent le même jour d'où un renouvellement incessant faisant obstacle à toute formation sur place sauf pour quelques infirmières de grande qualité qui seront à l'origine d'un noyau éducatif.

La preuve était ainsi faite de l'efficacité d'une action même partielle, auprès d'enfants abandonnés pendant les décennies précédentes. La logique commandait d'entreprendre les transformations qui porteraient sur l'ensemble du service, ce que d'ailleurs Desclaux et Soulairac avaient réclamées antérieurement.

L'administration à la Préfecture de la Seine, comme au Ministère de la Santé, s'engageait fermement dans une étude sérieuse des projets de modernisation au terme de nombreuses inspections, notamment celle de Le Guillant puis de Mignot.

La question se posait alors : devait-on simplement, comme on l'avait prévu initialement, réaliser un centre moderne pour déficients mentaux à vocation régionale rééditant en quelque sorte l'oeuvre de Bourneville ? Ne valait-il pas mieux profiter de la rénovation de l'établissement pour y insérer les éléments d'un dispositif sectorisé de psychiatrie infantile dont les premières ébauches s'esquissaient à cette date dans le 13ème arrondissement avec Lebovici et Diatkine.

 

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